Rien d'autre qu'un reve...


La nuit était fraîche et joliment morbide, les rayons de la lune reflétaient d'étranges perles de rosée sur les herbes folles. Les grandes herbes frémissent, une de korale s'anime , dont le vent est le meneur ...Je suis installée dans ma voiture, dans un région inconnue, tout autour de moi, des collines couvertes de prairie laissée à l'abandon . Derrière ma petite vitre de voiture, j'assiste à un spectacle surnaturel, je plisse les yeux pour mieux observer la danse lascive de ce monde végétal.

Au milie
u de nulle part, un lutin surgit des broussailles, enfin, je ne vois pas très bien, il fait sombre (en plus, je suis myope). Ses yeux sont grimés de noir, cela ne fait ke ressortir d'avantages ses pupilles vertes electrik. J'suis totale flippée, il me parait inkiettant, on dirait un animal prét à bondir sur sa proie, mais paradoxalement, le lutin m'attire irrémédiablement vers lui. Quelque choz me dit qu'il n'est pas là par hasard. Je voudrais le rejoindre, lui parler, mais je ne peux pas sortir de la voiture et je me rend compte que je suis la prisonnière d'un film muet dont les scènes sont ponctuées par la chanson éternelle des herbes folles.

J
e ne peux plus attendre, il faut ke je lui parle, je décide de lui envoyer un mot... Je gribouille sur un bout de feuille quelques lignes que je laisse s'envoler par la fenêtre. Le vent fait valser mes mots dans l'espace, mes lignes dansent dans le vide et arrive directement dans les mains du lutin.

Il s'e
n va.

Je suis ras
surée, il a eu mon message, je m'endors paisiblement dans la voiture.

Le
soleil me réveille, ma lettre dort sagement à coté de moi, au dos, trois mots sont inscrits : JE TE REGARDE.




Il était bien, ce rêve.
Rien d'autre qu'un reve...
# Posté le mercredi 19 mars 2008 18:38
Modifié le mercredi 19 mars 2008 19:14

Poesie un brin Trash by Alasdair29 !!


Tu te prenais en main seulement pour te branler, chaque matin, inlassablement, il fallait se lever, c'était des jambes de zomby qui supportaient le poids de toute une existence, éphémère et fragile pour certains, interminable et pesante pour d'autres comme toi.

La force du silence te déposait de la poussière dans la gorge, à force de regarder les horreurs qui t'entourent ou te parcourent, tes yeux lasses pissait le sang.

Une chose brillait encore dans cette nuit obscurcie par tes nuages, c'était cette encre noir que tu déversais sur des tonnes de papiers, t'écrivais sans relâche,assez pour faire une paume de tes mots qui s'en allai palper la surface de la lune.

Pathetik destin ou heureux evenement, un jour , tu t'attaches a cette femme,te ligote a son corps,mais elle est plus douée q'Oudini et s'évapore comme la rosée en Galice, il ne reste que des noeuds coulants qui se resserrent et saignent ta peau meurtrie.

Ses yeux tressent des colliers de chairs dans tes entrailles, qui serre plus fort que le poing brandi d'un malcom x, ton coeur se dilate et transpire d'un sucre nouveau, tu la regardes comme la lumière qui aspire l'âme des morts, tu la contemple comme si c'était une chanson visuelle.

Elle embrasse comme une carrière dan la mort, te caresse comme un souffle vivant et chaud, te parle comme la pluie en été, te raconte des vies de fruits rouge. ..Tu dors bien contre sa peau, la nuit n'est plus habitée par la pénombre des somnambules mais de rêves paisible .Notre histoire est un choc terrible qui fait peur a l'univers,je vibre plus fort que San Francisco.

Je vais me coucher, il est tard. .

nardine bèbèk
Poesie un brin Trash by Alasdair29 !!
# Posté le jeudi 13 mars 2008 18:23
Modifié le dimanche 13 avril 2008 01:25

Parcequ'elle le vaut bien.

Parcequ'elle le vaut bien.
Je galere à mort avec mon sujet plus que douteux de Francais :"Eloge à autrui", comment ne pas tomber dans le pathetik, ou le tartinage de niaiseries horribilantes ?! Bref, c'est la meeeeerde et ça va se finir pas une copie non rendue parceke la, je seche grave...

Et pourtant... Si je devais me prosterner devant kelkun, ce serait bien elle : Pour un souci de confidentialité, le nom de ma genitrice ne sera pas citer dans ces lieux, je remplacerai donc son nom par un pseudonyme :
White Betty (ainsi nommée par elle meme)

Artiste de genie, eh oui, car c'est elle qui m'a crée...

Si vous avez l'okasion de faire un tour sur son blog, vous ne serez pas deçu par le personnage (fondamentalement tarée) : http://www.lorange-violette.com/

Lettre ( c'était quand j'etais partie à Grenoble) et peinture (Pigments, matière, huile à la colle de peau sur panneau 50 x60 cm tous droits réservés.2006) by White Betty

20h. Kerabas. 6 septembre 2006
Alors, ça y est, c'est fini. J'ai clos tes bagages, le coeur serré, les yeux secs et des pensées plein la tête. Demain matin, la Sernam viendra. Pardon , ma chérie, si je n'ai pas toujours réussi à maintenir le cap mais je te remercie d'avoir continué à croire que tout est possible. Je sais que là-bas, tu seras bien. Des tempêtes, on en a essuyées, on a aperçu de loin les côtes de l'Ile Sérénité. Trop d'écueils, trop de vents contraires, il a fallu s'en éloigner. Plusieurs années de suite, j'ai cru qu'on y arriverait, à la retrouver, cette putain d'ile! Mais je n'avais plus de carte et la boussole était cassée, et toujours pas une seule langue de terre dans cet horizon brouillasseux, L'eau de la mer, ma chérie, c'est pas bon pour les petites filles, ça leur donne des rides avant d'avoir le droit de vieillir.
Le calme avant la tempête, tu le sais mieux que personne, inutile de te le cacher puisque tu me supplies, avec tes tout petits SMS, de quitter la Bretagne. Trop tard, je me sens aspirée inoxorablement dans l'oeil du cyclone. Moi toute seule, je pourrai m'accrocher à une branche, un rocher, même à une aile d'oiseau qui passe mais toi... TOI qui sais à peine nager, t'obliger à vivre encore une année comme ça, serait d'un réél égoïsme, alors que la vie s'ouvre à toi, que tous les rêves te sont permis et que cet amour naissant va doucement reprendre le relais. Mais je partirai, je te promets, je recommencerai ailleurs. Parce que, de te savoir loin, c'est me donner un second souffle, afin que je mérite cette confiance que tu m'as tant donnée. Allez ! Chérie, sèche tes larmes, je répare le bateau et je m'en vais. Ailleurs ne peut être pire qu'ici.
22h08
Je ne t'enverrai pas cette lettre. Je vais continuer et je tronquerai mon texte. Je le garderai pour me souvenir...

23h22
Alors, ça y est, c'est fini. J'ai clos tes bagages, le coeur serré, les yeux secs et des pensées plein la tête. Demain matin, la Sernam viendra.
Hier, sur le quai de la gare, nous étions gaies et tristes en même temps. Et puis, le train est parti. Je l'ai regarder s'éloigner et avant qu'il ne devienne un point au bout de la voie, je me suis détournée et j'ai repris le chemin en sens inverse. Je ne ressentais rien, rien qu'une sensation bizarre, tu sais: un peu comme le silence avant une tempête de sable, et j'ai pensé que ce n'était pas si dur, après tout. C'est en pénétrant à l'intérieur d'un "relais" pour acheter mon tabac, que j'ai alors senti mes entrailles partir, comme si le train avait réalisé qu'il avait accueilli une voyageuse à qui il manquait un élément. Je suis restée pliée, la dame en face de moi, me regardait et attendait ma comande. Mais mon ventre s'en allait avec toi et j'en avais le vertige. J'ai dû m'arrêter plusieurs fois sur la route, je ne pouvais empêcher mes larmes de couler. Elles ruisselaient et ce n'était pas le moment d'avoir un accident avec la voiture de Milène.
Oh! Mon amour, dire que tu me manques serait un doux euphémisme. Aujourd'hui, tu devrais rentrer de l'internat, j'arriverais en retard à l'arrêt du car car je suis encore à pied, et onze kilomètres, ce n'est pas rien. Mais comme je ne veux pas que tu fasses du stop toute seule, je viendrai quand même....
Je rognonnerais en dedans de moi car demain matin, on devra se lever aux aurores, à moins que Milène ne me prête sa voiture. Je t'accompagnerai et on fera du stop pour aller à Riec, et je me dirai sans rien te reprocher que tu aurais bien pu rester à l'internat quand même, que cette façon de vouloir à tout prix rentrer chez toi le mercredi après midi est d'une débilité, d'une inutilité si ce n'est pour me foutre ton bordel partout..
Mais non, cet après midi, tu n'iras pas à la cyber commune, je ne te demanderai plus: "t'as mangé quoi à midi?" pas plus que mes "C'était bien l'école, cette semaine?" et tu ne me rabacheras plus "Maman, c'est pas l'école, c'est-un-ba-hut-!" Tu n'embrayeras plus sur une description extrêmement détaillée de ta petite vie à l'internat et je ne ferai plus semblant d'être suspendue à tes mots.
Des phrases insignifiantes, répétées inlassablement et aujourd'hui, ma bouche restera close. Sur l'ordi, tes photos apparaissent, et je te ragarde, figée sur l'écran -que je me fumerais bien un peu...- Es-tu déjà peut-être avec des rêves d'ailleurs, un quelque part où les cons n'existent pas, où l'on peut oublier, recommencer tout en continuant sa vie.
Ô! Comme je te voudrais heureuse, insouciante et, en même temps, égoïstement près de moi, à te faire royalement chier...
Mon coeur, regarde autour de toi, et tâche de prendre le meilleur de chacun, ne fais pas comme moi, qui mégote après les petites trahisons ou les défauts des uns et des autres. Tu vas trouver d'autres amis, tâcher d'apprécier cette région, et être bien gentille avec tout le monde, surtout Mamie.
Ta maman qui t'aime.
# Posté le mercredi 12 mars 2008 17:35
Modifié le jeudi 13 mars 2008 20:09

FUCK

FUCK
Il était une fois, un dictateur de la beauté. Nul ne pouvait l'ignorer.
C'était un géant invisible et invincible, et plus loin que les codes esthétiques, la beauté était signe de richesse.
Elle se référait souvent à cette époque où les canons prisés étaient de plantureuses créatures, à la peau fine et blanche, quand ces dames ne manquaient jamais de profiter des bienfaits de la nourriture, et que les hommes perdaient la raison dans ces collines charnelles de plaisir. Elle eût bien voulu vivre à cette époque.

Le passé était derrière, et malheureusement, tombait en poussière. Il ne restait de cette âge d'Or, quelques Rubens, Botticceli ou de Vinci, des madones, des bourgeoises ensevelies aujourd'hui sous des tonnes de terre, des geishas lassives tout droit sorties de l'imagination d'un certains Ingres.

Cette bonne vielle époque était "belle" et bien revolue, maintenant, il falait vivre dans l'ère du temps. Mon Dieu, qu'il sentait le vomi du repas à peine achevé, "cet air" du temps. Elle était grosse, mais comme le roseau de la Fontaine, elle pliait mais ne se brisait jamais. Plus que de raison, une fille bien faite, c'était celle qui sentait bon la noix de coco, joliment bronzée, aux formes domptées par une alimentation saine et equilibrée. Les rondeurs était prohibées dans les magazines, et à la télé (exeption faite, Laurence Bocolini, le tyran et la castratrice anti-sex sur TF1 et Valerie Damido, la bonne copine egalement anti sex sur M6), heureusement pour les stars, tel un peintre, l'ordinateur pouvait retoucher le moindre bourrelet disgracieux.

Ridicule Histoire qui en a fait pleurer plus d'une, l'esthetique, une question de fantaisie ? Une fanfaronnade, un terrible gag. Le vice va plus loin. La beauté de la femme se jauge par sa richesse : à la Renaissance, le canon de l'epoque, c'est une femme bien en chair, à la peau blanche et si possible, richement parée. Aujourd'hui, c'est une femme bronzée, sportive, mince, bien dans sa peau, et egalement richement parée. Que faut il en conclure ? A la Renaissance, ces femmes étaient en vogue, car ces aspects étaient un signe de richesse : la femme était blanche car elle ne bossait pas aux champs, donc ne prenait pas le soleil et gardait cet aspect de porcelaine. Le fait d'être ronde était egalement une manière de dire : "je represente l'oppulence, je ne suis pas pauvre car je peux me nourrir à ma guise."
Le shéma s'est inversé depuis une cinkantaine d'années : Le fait d'etre bronzée, c'est une manière de dire : je peux prendre des vacances à Hawaï (bon, il y a aussi celles qui font des UV pour tricher). Mais à notre epoque, qu'est ce qui coûte le plus cher dans l'alimentation ? Les legumes, les fruits et la viande. Les produits sains sont plus coûteux qu'un paquet de gâteaux ou de pâtes. Et oui, il y a bcp plus de gros dans la classe ouvrière que chez les bourgeois...

Il y avait les filles qui se laissaientt prendre au piége, petits coeurs fragiles qui pensent ke toute leur existence sera moins terne si elles suivent à la lettre le regime spécial été, ii y avait les hommes qui pensaient qu'une bombe d'un mètre80 dans leur lit, ça peut egalement sauver leur vie et les rendre amoureux jusk'au plafond, il y avait les demoiselles un peu trop grosses pour les autres, pleurant dans leur lit le soir parce qu'elles ne peuvent plus supporter les commentaires douteux des autres, se promettant de se mettre au régime dès le lendemain pour enfin plaire, mais n'y arrivent pas car ce n'est pas leur nature, il y a cette femme qui me regarde, les yeux éteints, parceke l'anorexie s'est emparée d'elle, on dirait qu'elle sort d'un camp d'Aushwitz, elle se bat chaque jour pour grapiller kelkes grammes en plus, il y a lui qui voudrait qu'elle ait un gros boule et de gros seins refaits mais que tout le reste soit creux comme ce qu'il a dans la tête...

Il y a Moi, et mes multiples parcours. Mes larmes à 13 ans, parceque je fais 1m50 pour 70kg, il y a mon père qui m'humilie en montant sur la balance pour me montrer que je suis plus lourde que lui, il y a mon premier régime à 14 ans ou je perds 15kg, il y a mon regard lorsque je me détaille dans le miroir, où je me vois encore obèse, il y a ces regimes protéïnés où je sentais mon corps faible parce k'un trou noir aspirait mes entrailles, mais que ma fureur bouffait mon corps, il y a tous ces km que j'ai parcourus en velo, il y a ma mere qui me trouvait belle et fragile lorque j'étais grosse et triste.

Il y a ce jour où le regime a pris fin, ou j'ai decidé d'assumer mes rondeurs. Ce jour où j'ai commencé à plaire et à faire un malheur. Il y a eu cette periode, où j'ai décidé de voir le verre à moitié plein pour changer, et si je ne rentrais plus dans mes pantalons, je choisirai plutot des robes. Où ma beauté était un prix que je faisais payer aux artistes qui voulaient me croquer. C'était ma revanche. Aller à contre-sens des modes et des dictats.

Il y a toi, qui me dis que si je faisais 1m80 et si j'étais mince, tu m'aimerais déjà. Il y a ma colere et mes larmes que tu ne vois pas dans l'obscurité.

Il y a Ismael, la première fois où il me voit toute nue, et qu'il passe des heures à me contempler parce qu'il me trouve parfaite.

Il y a encore Ismael, ce matin, qui me dit que je ne suis pas grosse, que je suis belle et inteligente.

Il y a ma soeur qui me dit de te larguer parce que tu n'en vaut pas la peine. Que j'en ai d'autres sous la main, qui me trouveront plus à leur goût.

Moi, et mes envies de mise à mort, de ne pas tolerer, de ne plus jamais me laisser dominer par autrui.

JE NE SUIS PAS UN MAGAZINE, JE NE SUIS PAS UN FILM PORNO, JE SUIS MOI.
# Posté le samedi 08 mars 2008 13:38
Modifié le jeudi 13 mars 2008 16:11

Aujourd'hui, la machine à café m'a parlé....

Aujourd'hui, la machine à café m'a parlé....
Alucination, coup du sort ou juste prise de conscience : la machine à café m'a soufflé que...

Je m'explique : il était midi, un peu aigrie parce que j'avais faim, et que je savais que je n'allais me sustenter qu'en arrivant chez moi, je decide de prendre un thé au lycée. Manque de bol, ecrit en grosses lettres sur la machine à café : EN PANNE. J'sais pas, certainement par desepoir, je decide quand meme de glisser ma piece d'un euro dans la machine. ET LA, MAGIE !!! En plus de beneficier d'un thé delicieusement parfumé au citron, j'accede à la somme d'1 euro 80 (miserable me direz vous)!!! Dans la forme, c'est rien 1euro80, mais dans la fond ,je n'ai pue m'empecher d'y voir un signe...

C'est à ce moment precis que la machine m'a parlé, elle m'a enseigné une belle leçon (qui coute qu'1euro en plus): Peut etre faut il prendre des risques dans la vie, prendre le risque de se faufiler dans une rue sans savoir si c'est une impasse, ou si elle conduira à des chemins tortueux, quitte à se tapper la gamelle de sa vie,au prix de se prendre un cailloux dans la chaussure.. Peut etre est ce ça le but de mon existence : ne pas avoir peur d'etre marginal, d'aller à contre sens, quitter la route que notre société nous impose.

Biensur, j'aurai pu ne pas l'avoir mon putain de thé, et aussi aurai je perdu un euro. Vous ne voyez toujours pas ou je veux en venir : Si je n'ai plus peur de vivre, Vivre et non survivre, si je ne me soumet plus à ma peur du danger (parceque la peur n'evite pas le danger comme qui dirait ma mere), peut etre qu'à force de se donner à 100 % aux gens, à mes etudes, à mes sentiments, assumer pleinement mes choix et mes decisions, la vie me le rendra à 180% (calcul enfantin, on est d'accord). Et quoi qu'il se passe, c'est obliger que ce soit quitte ou double, que je me retame comme une daube ou je prenne mon pied à mort, mes jours ne peuvent plus se passer d'envolées lyrique et d'adrénalines...

Ou sont mes jeunes années ou rien ne me faisait peur, rien de pouvait me detruire et m'atteindre...



OU RIEN N'ETAIT IMPOSSIBLE ?




(merci oh grand gourou, oh grand esprit de la spiritualité réincarné dans ce truc metalik ki s'appelle une machine à café.
# Posté le mercredi 05 mars 2008 15:00
Modifié le jeudi 13 mars 2008 16:12